
Bonjour à toutes et tous,
Bienvenue chez Diffuz, la communauté de l'engagement bénévole de la Macif !
Je suis Léane, et avec toute l’équipe, je suis ravie de te retrouver pour cette nouvelle édition de « Quoi de neuf Diffuz ? », la lettre d’info qui rassemble tout ce qu’il faut pour s’engager près de chez toi.
Et ce mois-ci, zoom sur le bénévolat. Et pas seulement parce que l’on approche de la Journée mondiale du bénévolat, le 5 décembre prochain.
Début novembre, des dizaines de milliers de personnes se sont spontanément rendues à Valence afin de prêter main forte aux habitant·es inondé·es. Quel symbole de cet élan qui nous traverse toutes et tous dans les situations difficiles : celui de l’entraide.
Mieux, le bénévolat rend heureux (lire ci-dessous) ! Alors, puisque notre instinct de bénévole – pour nos proches comme pour autrui – nous remplit de joie, faisons-lui plus de place encore !
Ce mois-ci, toutes et tous bénévoles avec Diffuz, pour un impact Macif.
Léane, avec Vanessa, Jean-Michel, Olivier et Anaïs
Jour-J. Et vous, que faites-vous le 5 décembre, pour la Journée mondiale du bénévolat ? À l’école, au travail ou en dehors, rejoignez ce grand élan de l’entraide mondiale. Nous sommes toutes et tous déjà bénévoles au quotidien, alors ce jour-là, il suffit de chercher autour de soi – ou en ligne, sur Diffuz – où donner un coup de main. Des valeurs simples, des gestes qui comptent, pile-poil ce que proclame notre Manifeste.
Boomerang. Si l’on présumait qu’être bénévole rendait heureux, une très sérieuse étude publiée dans la (non moins sérieuse) revue Nature montre bien qu’il existe un lien direct, dans notre cerveau, entre générosité – don de soi ou d’argent – et bonheur. Alors, si rendre heureux·se autrui nous rend également heureux·se, il y a là un cercle vertueux que l’on ne peut qu’emprunter.
Sisters Act. D’ici là, on se mobilise pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes (25/11). Outre les nombreuses actions à rejoindre (notamment sur Diffuz), réservez votre soirée du 27 : à Paris a lieu « Nos voix pour toutes » l’événement-phare de la Fondation des femmes pour porter haut le combat de la moitié de l'humanité, aux côtés d’une foule de stars.
Malgré les dispositifs mis en place, encore 40% des victimes de violences conjugales ont besoin d'une solution d'hébergement et n'en trouvent pas. C’est là qu’interviennent les bénévoles d’Un abri qui sauve des vies, pour proposer une chambre temporaire et/ou simplement une écoute précieuse. Petit tuto d’engagement avec Charlyne Péculier, directrice générale et cofondatrice de l'association.
L’association “Un abri qui sauve des vies” est née d’un projet étudiant pendant le premier confinement. Qu'est-ce qui a motivé cet engagement ?
Charlyne Péculier : Le sujet des violences conjugales et intrafamiliales était très présent dans les médias pendant le confinement. Le gouvernement communiquait autour du numéro national 39-19, mais nous nous demandions ce qu’il se passait après. Comment partir, et où aller ? Sans réponse à ces questions, on reste. Proposer un hébergement nous est apparu essentiel.
Prêter son appartement à des soignants avait alors du succès. Il fallait la même chose pour les victimes de violences ! Nous avons lancé un site internet et un formulaire qui ont été relayés par des influenceuses, et jusqu’au secrétariat d'État à l'égalité femmes-hommes. Mais c’est après notre passage dans Ça commence aujourd'hui sur France 2, à la fin du confinement, que le nombre de propositions d'abris, et surtout de demandes, a pris de l’ampleur. Nous nous sommes alors entourées et l'association s'est professionnalisée pour protéger au mieux les victimes et les abritant·es.
Nous avons aujourd’hui réalisé plus de 6000 nuitées chez 800 abritant·es partout en France, pour 420 victimes aidé·es depuis le début de l'association, majoritairement des personnes seules.
Quelles sont les manières d’aider l’association ?
Il est possible d’aider de deux manières. D’abord en devenant abritante ou abritant bénévole, c’est-à-dire en accueillant les personnes chez soi. S’il est possible de prêter un logement vacant, on privilégie l'hébergement citoyen pour lutter contre l'isolement social, qui est fréquent chez les victimes de violence. Cela recrée un lien humain, permet de retrouver confiance en autrui.
Ce peut être une chambre ou un espace que l'on va prêter en moyenne pour 15 jours ; c’est l’abritant·e qui décide de la durée. Celui-ci ne reçoit pas de formation en amont pour que le lien se tisse de façon naturelle, mais un guide avec des conseils et des vidéos pour bien comprendre certains comportements liés au psychotrauma des victimes. Par exemple, une grande fatigue et le souhait de rester dans sa chambre est souvent signe d’une décompensation.
Une autre manière d’être bénévole, c’est d’organiser les hébergements, en accompagnant soit l’abritant·e soit l'abrité·e. Une petite formation aide à bien comprendre les violences, l'emprise, notre approche de ces sujets, et pour nous, de trouver le type d'engagement qui convient au bénévole. Chacun trouve sa place dans ce maillon de la chaîne pour les victimes.
Coup de pouce. Deux manières d’aider Un abri qui sauve des vies : 1/ Rejoindre l’un des défis postés sur la plateforme Diffuz, où sont recherché·es abritants et abritantes. 2/ Et s'inscrire comme bénévole sur le site de l'association !
Changement de règles. Pour permettre à toutes les femmes d'accéder aux protections hygiéniques, l’asso Règles élémentaires invite chacun·e d’entre nous à organiser une collecte de protections périodiques à l’entrée des supermarchés – dans l’idéal entre zami·es, c’est plus sympa – jusqu’à la fin décembre. Et ça marche : chaque collecte peut rapporter jusqu’à 10 000 produits sur une journée. Elémentaire, mon cher.
Hotline Bling. Voilà un appel du mois qui porte bien son nom. C’est par des permanences téléphoniques (et tchat) que l’association Nightline propose de répondre à la détresse ou la solitude des étudiant·es. À la réception, d’autres étudiant·es mobilisé·es un ou plusieurs soirs par semaine, et ce, dans plusieurs villes de France. Défi bonus : devenir animateur·rice de la Fresque de la santé mentale. On dit oui.
C’est cadeau. C’est à Niort que l’on a déniché ce défi de Noël qui nous a fait chaud au cœur : l'asso handiloisirs Les 5E a besoin de mains habiles – et généreuses – pour réaliser des paquets cadeaux dans un magasin de jouets. Cette mission, si vous l'acceptez, permettra de financer sorties et séjours pour des enfants et adultes en situation de handicap. Magie de Noël x1000 en retour. défis de paquets cadeaux
Asso ou bénévole, partagez-nous vos histoires solidaires sur contact@diffuz.com. Ce mois-ci, on a discuté avec Kourréa Traoré, salariée à la direction de la communication de la Macif, et participante (victorieuse !) du challenge Ma Petite Planète x Macif.
« Diffuz, c'est une structure au sein de la Macif qui me correspond bien. On peut faire des actions bénévoles ponctuelles même si l’on n'a pas beaucoup de temps. Alors ce défi Ma Petite Planète, j’ai trouvé ça génial : des challenges à relever en équipe, sur trois semaines, pour vraiment me consacrer à l'environnement. Je ne m’y connais pas du tout dans ce domaine, donc c’était le bon moment pour apprendre un maximum de choses sur le sujet. Et c'est vraiment ce qui s'est passé.
Moi, j'étais ambassadrice, donc j'ai dû recruter mon équipe. Quand j’expliquais que c'était un jeu, qu'il fallait faire des défis écolos, se prendre en photo, ça a plutôt très, très bien pris. Nous avions 70 défis, des faciles, des difficiles, à réaliser seul·e ou en équipe. C'était par exemple répondre à un quiz sur les océans. J'ai appris que les microplastiques, c'était 13 millions de tonnes dans l’océan, je m’en souviens encore. En équipe, on devait réaliser un mégothon ou cuisiner un légume ancien. On a tous choisi un panais ! Je n'en mange jamais, c'était l'occasion.
Ce qui m'a plu, c'est que je me suis dépassée, comme toute l'équipe. Il y avait un défi bénévolat où l’on donnait une heure de son temps à une association. J'ai pu faire une maraude. C'était l'occasion de rencontrer des gens qui ont un parcours semé d'embûches. C’est sur l’application Ma Petite Planète que l’on retrouve tous les défis. Et à chaque fois qu'on en réalise un, on clique, on valide, et on met la preuve sur notre WhatsApp. Et là sur notre fil WhatsApp, tout le monde était vraiment à fond ! »
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Crédits photos : Photo 1 : Alessandro Biascioli / Anode ; Photo 2 : Wavebreak - Photononstop ; Photo 3 : Un abri qui sauve des vies ; Photo 4 : Dimensions ; Photo 5 : Kourréa Traoré