
Bonjour à toutes et tous,
Bienvenue chez Diffuz, la communauté de l'engagement bénévole de la Macif !
Je suis Léane, et avec toute l’équipe, je suis ravie de te retrouver pour cette nouvelle édition de « Quoi de neuf Diffuz ? », la lettre d’info qui rassemble tout ce qu’il faut pour s’engager près de chez soi.
Et au fil des discussions avec les associations présentes sur Diffuz, reste cette idée tout simple : l’engagement, ça commence par prendre conscience de son environnement, et de celles et ceux que l’on croise au quotidien.
Un regard, un sourire. Voici que l’on s’ouvre à la rencontre, ce premier pas vers l’entraide. L’étape suivante, ce peut être la participation ponctuelle – ou plus longue – à l’un des défis Diffuz du mois. En voici quelques-uns ci-dessous :)
Bons défis à toutes et tous avec Diffuz.
Léane, avec Vanessa, Jean-Michel, Olivier et Anaïs.
Y’a pas photo. 8,5 millions de repas distribués en 1985, 163 millions en 2023-2024, grâce à 75 000 bénévoles. Parce que la « petite idée » de cantine qu’a eu Coluche il y a 40 ans – et déjà soutenue par la Macif – s’est avérée déterminante face à la précarité, une expo gratuite retrace cette belle et grande histoire humaine par de sublimes (et émouvants) clichés. « C’est l’histoire d’un pauvre... Les Restos du Cœur 1985-1989 » est à voir à la galerie de l’AFP du 27/02 au 5/04, à Paris.
Magistral. Autre anniversaire auquel se rendra l’équipe Diffuz : les 20 ans de l’Université de la Terre* – les 14 et 15 mars à l’UNESCO, Paris – le grand rendez-vous des activistes, entrepreneurs, penseurs et personnalités qui prennent soin de notre planète et de ses habitant·es. Santé, culture, biodiversité, eau, climat… Les discussions – dont plusieurs en partenariat avec la Macif – sont aussi stimulantes qu’essentielles. Attention, les réservations partent (très) vite.
*Le prix de participation à un débat est de 7,00 €, reversés au fonds de dotation de l'Université de la terre. Gratuit pour les moins de 25 ans (inclus) avec justificatif.
Ruban rouge. Enfin, mars se termine par la mobilisation nationale Sidaction. Sensibilisation accrue des jeunes, soutien à la recherche contre le virus, renforts pour les équipes médicales… Du 21 au 23 mars, toute contribution est bienvenue pour soutenir l’élan collectif et participer au grand appel au don annuel. Objectif : contrer (enfin) cette épidémie qui tue une personne dans le monde toutes les minutes.
Sophie Pinto est une habituée de l’engagement. Venue de l’ADIE (l'Association au droit à l'initiative économique) et La Croix-Rouge, elle dirige depuis quelques mois le Pôle Bénévolat des Restos du cœur du 93. Une « très belle mission » dans ce département de Seine-Saint-Denis, le plus pauvre de France métropolitaine, où les 30 centres d’accueil de l'association rencontrent une précarité grandissante chez les mineurs, les personnes déplacées et de plus en plus chez les étudiants.
Des Restos, on connaît bien sûr les Enfoirés, les maraudes, et moins les actions menées à l’année. Elles demandent pourtant un investissement et un vrai engagement ponctuel et sur le temps long des bénévoles. Expliquez-nous.
Sophie Pinto : Effectivement, nous faisons beaucoup d’autres choses. Ici dans le 93, il y a beaucoup de familles, avec des enfants en bas âge. Nous accompagnons davantage les femmes enceintes et les mamans en leur procurant des aliments pour bébés, du lait premier âge, des couches et des produits d’hygiène spécifiques.
Certains centres créent des coins « petite enfance », avec des livres, quelques jouets, où une maman peut s'installer avec son enfant et se poser un peu. Ailleurs, il y a un coin café, où venir prendre un café lorsque l’on vient chercher son colis.
Pendant la distribution alimentaire, qui est notre activité principale, c’est aussi de dire que les pâtes et le riz, c'est bien, mais qu’il faut aussi faire attention à son équilibre alimentaire pour répondre à tous les besoins en vitamines. On a un livre de recettes des Restos, on fait des ateliers de cuisine pour que les gens sachent cuisiner les produits distribués. Ça, on le fait tout au long de l'année.
Pour ces différentes missions – animation du coin enfant, café, cuisine – quelle est la place des bénévoles ?
Cela n’existe que grâce aux bénévoles. Ce n’est pas seulement distribuer des pommes de terre ou des boîtes de conserve. Selon le profil, les compétences, on voit ce que chacun a envie de faire, et on peut proposer des projets.
Ici, grâce à un bénévole qui a fait des loisirs créatifs et des spectacles pour enfants, on met en place du soutien scolaire et un accueil des plus jeunes pendant la distribution. On a des chantiers d'insertion, un volet sur les droits administratifs et juridiques, on peut laisser s’exprimer ses compétences. Nous avons tellement de besoins !
Quels sont les profils des personnes qui rejoignent ces actions, et le font-elles ponctuellement ou à l’année ?Dans nos centres du 93, il y a ceux que l’on appelle les anciens. Ils sont là trois ou quatre journées par semaine depuis 10 ans ou plus, essentiellement des retraités. Ils donnent tout ce qu'ils peuvent aux Restos. Il y a un fort attachement, et ils ont la possibilité de donner plus de temps. Ce sont aussi des personnes qui ont parfois plus de 80 ans, et disent avoir bientôt envie de se reposer un peu. Donc il y a un vrai enjeu de passage de relais.
La bonne nouvelle, c’est que la population qui souhaite devenir bénévole aux Restos aujourd’hui est de plus en plus jeune. Ce sont souvent des étudiants de moins de 25 ans et des actifs. Certains sont en reconversion, en études avec quelques demi-journées de libre, en questionnement sur leur orientation. Pour elles, ce sera peut-être deux demi-journées par semaine. J'essaie ensuite d'adapter en fonction de leur souhait et de nos possibilités. Ça va de toute façon semer des petites graines. Ces étudiants-là voudront peut-être continuer et donner plus de temps.
C’est donc aussi un vrai espace de liens entre les générations ?
Oui, et on a tout un parcours d’intégration du bénévole à mettre en place pour les accompagner, faire en sorte de pouvoir travailler ensemble, et montrer ce que chacun peut apporter aux autres. Cet aspect transmission est très important.
C’est aussi de nouvelles formes de bénévolat auxquelles s'adapter. Aujourd’hui, on va faire six mois dans une asso, avant de s’engager dans une autre, puis faire autre chose, partir à l'étranger. Ce dont nous n’avions pas forcément l'habitude avec les anciennes générations, et que l'on essaye de faire cohabiter.
En tout cas, l'idée, c'est toujours de se demander : quelle est l’activité que je souhaite faire pour aider ces personnes ? Et là, c'est super, parce qu’on peut développer cette activité, créer une fiche mission personnalisée, et la mettre en œuvre dans nos centres pour répondre aux difficultés des personnes.
Relever les défis des Restos du Cœur du 93 sur Diffuz
Devenir bénévole pour la Collecte Nationale 2025 des Restos (jusqu’au 24/02)
Faites vos courses pour la Collecte nationale.
Jean Cloud. Il semble immatériel mais représente 20 millions de tonnes de déchets par an (soit 299kg/Français·e - chiffres Ademe). Le numérique méritait bien son « Digital Cleanup Day » pour nettoyer ses datas et donner une seconde vie à ses équipements. Organisé du 10 au 15/03 par le World Cleanup Day, c’est l’occasion d’agir pour la planète en relevant le défi Diffuz, en se formant en ligne, voire en créant son propre événement.
Les bons tuyaux. Saviez-vous que 40% des employeurs n’ont pas retenu un candidat en raison de son manque de sourire ? Et que 71% considèrent le code vestimentaire comme un élément critique (source) ? C’est pour dispenser ces précieux conseils, aider à la création de CV et accompagner les bénéficiaires vers l’emploi que l’antenne de Lyon de La Cravate Solidaire a besoin de coachs bénévoles. En bref, de vous.
À vos marques, prêts… Parce que les aléas climatiques ne préviennent malheureusement pas, la Macif a lancé un défi pour préparer son sac d'urgence face aux aléas climatiques. Couteau multifonction et couverts, lampe et radio à dynamo, sifflet, briquet, stylos et médicaments… Un geste simple qui sera bienvenu au cas où, et, au-delà de l’exercice, surtout l’occasion d’un moment en famille pour sensibiliser petits et grands aux risques et aux premiers gestes.
Asso ou bénévole, partagez-nous vos histoires solidaires sur contact@diffuz.com.
Victoria Buffet est responsable communication de la LPO Aquitaine. Le centre de soins de l’association, situé sur le Bassin d’Arcachon (33), accueille plus de 5 000 animaux sauvages par an. Des oiseaux, mammifères, reptiles ou amphibiens en détresse qui sont accueillis, soignés, avant d’être relâchés dans leur milieu naturel. Cette année, Victoria et son équipe ont lancé le défi Bien nourrir les oiseaux, ça ne mange pas de pain !, pour sensibiliser aux méfaits du pain dans l’alimentation des oiseaux (oui oui). Et c’est un véritable succès ! Elle nous raconte.
« Nous accueillons chaque année de nombreux oiseaux avec des problèmes de nutrition parce qu'ils ont été nourris avec du pain. La tradition française d'aller nourrir les canards le dimanche matin avec ses petits-enfants perpétue cette idée que le pain, ça plaît aux oiseaux. Mais ce n'est pas le cas du tout. Le gluten, le sel et la levure du pain leur causent des problèmes de digestion, de solidité des os, de qualité des plumes, et provoquent des maladies du cerveau et du foie. Sans compter l’impact sur la biodiversité : pollution de l’eau, propagation de maladies pour la faune et la flore...
Nous avons lancé cette campagne à l'échelle de l'ancienne Aquitaine, et nous la déployons au sein du réseau national grâce aux associations locales. Pour le défi, on peut s'engager à ne plus nourrir les oiseaux avec du pain, lire des articles sur le sujet ou notre petit livret pour les enfants, « Milo nourrit les oiseaux », ou encore regarder une petite vidéo. Il est possible d’embarquer son boulanger ou sa commune… C’est un engagement accessible à tous qui touche tout le monde, petits et grands. Et le défi fonctionne très bien ! Plus de 9 000 vues à mi-parcours, et déjà la moitié de l’objectif de 300 Diffuzeurs à l'avoir relevé ! »
Pour continuer à relever le défi « Bien nourrir les oiseaux, ça ne mange pas de pain ! » de la LPO, c’est ici.
Tu as aimé ce nouveau « Quoi de neuf Diffuz » ?
N’hésite pas à nous dire ce que tu penses en utilisant le canal de discussion du réseau.
Et retrouve notre partenaire Pioche!, le média culture et écologie, sur :
Instagram, Threads, LinkedIn, Facebook et leur site piochemag.fr.
Crédits photos : Photo 1 : Alessandro Biascioli / Anode ; Photo 2 : Shutterstock ; Photo 3 : Eric Patin ; Photo 4 : Istock ; Photo 5 : LPO