Quoi de neuf Diffuz ? | Mars 2025 |

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Bonjour à toutes et tous,

 

Bienvenue chez Diffuz, la communauté de l'engagement bénévole de la Macif !

Je suis Léane, et avec toute l’équipe, je suis ravie de te retrouver pour cette nouvelle édition de « Quoi de neuf Diffuz ? », la lettre d’info qui rassemble tout ce qu’il faut pour s’engager près de chez soi.

Bienvenue dans le monde d’après. C’est le sentiment qui domine après deux jours passés à l’Université de la Terre, à la mi-mars à Paris, parmi tout un parterre de personnalités et acteurs de l’ombre de l’engagement écologique et solidaire. 

Un bain de puissance mobilisatrice malgré les constats douloureux, dont le mot d’ordre pourrait être celui-ci : tous les pans de la société sont appelés à faire bouger les lignes, et à retisser ces liens si humains du soin et de la coopération.

En ces premiers jours de printemps, sortons donc de nos tanières et lançons un grand ménage dans nos habitudes et nos agendas pour faire de la place à la rencontre et aux actions collectives !

Bons défis de printemps à toutes et tous avec Diffuz.

 

Léane, avec Vanessa, Jean-Michel, Olivier et Anaïs.

1. OPEN SOURCES

Tout le monde en parle. Oui, l’IA s’immisce aussi dans le monde de l'engagement. Car ces nouveaux outils allègent certaines tâches chronophages pour les porteurs de projet, nous expliquait fort bien IA For Good, ce programme d'accompagnement aux enjeux « cyber », lors d’un webinaire organisé le 20 mars par Diffuz et la Fondation Macif avec Latitudes et Share It. De quoi lever quelques idées reçues, et mieux prendre en main et de manière responsable cette techno désormais incontournable. Replay à venir : surveillez nos Facebook et Insta @DiffuzSolidaire.

 

Technicolor. Depuis juin 2024, nous partons avec vous chaque mois à la rencontre de l’un des visages de l’engagement en France. Pour prolonger ces échanges, rendez-vous sur la chaîne YouTube de Diffuz pour regarder la série de (courtes) vidéos Asso Story avec les associations Les Restos du Cœur, Se canto, Un abri qui sauve des vies, Safa ou la LPO. Si avec ça on ne se retrouve pas nombreux et nombreuses sur les défis !

 

1001 Pattes. Le retour des beaux jours est peut-être le meilleur moment de l’année pour se lancer des défis, à soi-même comme à ses proches et ses collègues. En relevant l’un des 200 défis toujours en cours ou en créant le sien en quelques minutes, il y a mille et une façons de s'engager, et de participer à changer les choses avec Diffuz. Une bonne raison d’éteindre les écrans et d’organiser une sortie qui relie l'utile à l'agréable.


Quelle édition ! Pour ses 20 ans, toujours dans les majestueux locaux de l’UNESCO, à Paris, l'Université de la Terre 2025 a de nouveau réuni la planète de l’action pour l’environnement et la santé – la Macif en était l’un des fiers partenaires, et l’équipe Diffuz y tenait fidèlement son stand. Des échanges et rencontres du plus haut niveau que l’on prendra plaisir à (re)voir bientôt sur la chaîne YouTube de l’événement.

2. « Côtoyer la vulnérabilité de l'autre nous fait aussi côtoyer notre propre vulnérabilité » – François Quintreau (Solidarités Nouvelles face au Chômage)

Il y a 10 ans, François Quintreau participait au lancement de l’antenne de Niort de l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC). Salarié Macif à la Direction de l’Engagement, il est aujourd’hui le vice-président de cette association, aux côtés de près de 1 800 bénévoles œuvrant à accompagner les bénéficiaires vers le retour à l’emploi. Comment l’engagement associatif a permis de nourrir son engagement professionnel ? On en a discuté ensemble, alors que l'association fête ses 40 ans cette année.

 

Cela fait 40 ans que l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage propose une méthode originale pour aider les personnes à retrouver un travail ou à opérer leur transition professionnelle, avec un accompagnement basé sur le lien humain et le temps long. Pourquoi cette approche fait-elle toujours ces preuves aujourd’hui ?

 

Nous accompagnons près de 4 000 personnes chaque année, dans 150 villes de toute la France. Notre singularité, c’est un suivi sur des périodes de six à neuf mois par deux bénévoles lors de rencontres, souvent mensuelles, dans des lieux conviviaux comme des cafés. Nous proposons un accompagnement basé sur l’humain et l'entraide, pour aborder le retour à l’emploi par la confiance en soi, le lien social, la restauration d'une forme de dignité. Au chômage, certains peuvent se sentir exclus, isolés, et ne pas savoir auprès de qui partager leurs difficultés à la recherche d'emploi.

Image 4 SNC - Crédit photos   © Delphine Blast

Ces temps sont bien sûr gratuits et illimités dans le temps. On ne met aucune pression aux personnes que l'on accompagne, elles ont assez de pression comme ça. Les bénévoles s'entraident aussi dans chaque groupe de solidarité, dans chaque ville, pour apporter un accompagnement le plus pertinemment possible aux personnes.  En moyenne, on obtient un taux de retour à l'emploi de 60%. Ce qui est très bien, car nous accompagnons des profils parfois très éloignés de l'emploi. Ce qui explique que l’on soit partenaire de France Travail.

 

J’ai en tête une personne que nous avons récemment accompagnée. Au RSA depuis 10 ans, elle ne pensait plus jamais travailler et ne sortait quasiment plus. En l’écoutant, nous avons compris qu’elle avait développé des compétences personnelles pour le jardin. On a ancré son CV sur ce volet jardinage et jardinerie. Six mois plus tard, elle trouvait un emploi pour s'occuper des jardins chez des particuliers. Nos actions aident à casser les idées reçues sur le chômage et sont de plus en plus orientées vers les métiers de la transition écologique. 

 

Vous avez un poste de cadre au sein de la MACIF. Tout un chacun peut devenir bénévole chez de SNC ou est-ce dans l'idéal plutôt des bénévoles qui ont des responsabilités d'encadrement, ou dans les ressources humaines ?

 

Mon engagement est spécifique car je suis impliqué dans la gouvernance, mais nul besoin d'être DRH ou cadre. La compétence principale attendue des bénévoles, c'est d’être empathique. Savoir se mettre à la place de l’autre, écouter, reformuler… Au contraire, quelqu'un qui a connu des difficultés professionnelles ou le chômage, ce peut être intéressant. Nous proposons des formations pour nos bénévoles, et des ateliers pratiques aux techniques de recherche d'emploi pour les personnes que l'on accompagne.

 

Et tout le monde s'en fout #SPECIAL - Le chômage

 

Et puis c'est un bénévolat facile en termes de disponibilité. À Niort, sur 25 bénévoles, 70% sont salariés et 30% retraités. Pourquoi les actifs arrivent à être bénévoles ? On leur demande d'accompagner au moins une personne, et donc de participer à une rencontre de deux heures par mois. Cela peut se faire entre midi et deux dans un café, ou en fin d'après-midi. Ensuite, il y a une réunion de groupe mensuelle, en général un soir. Les retraités vont pouvoir prendre deux, trois accompagnements. 

 

Qu'est-ce que cet accompagnement transforme chez les bénévoles ?

 

C'est justement le sujet de notre prochain plaidoyer, qui sortira en septembre pour nos 40 ans. Il y a une vraie force transformante de l'accompagnement solidaire tel qu'on le pratique, pour les personnes accompagnées, mais aussi pour les bénévoles.

 

Pour les personnes qu'on accompagne, il y a clairement un avant et un après, même entre le début et la fin de l’entretien avec la personne. Elles retrouvent confiance en elles, elles se sentent mieux. Accepter et exprimer des soucis, ne pas les garder pour soi, permet d’être beaucoup plus à l'aise ensuite. Et de s'ancrer sur son talent, qu'il soit professionnel ou personnel pour être en position de force pour passer un entretien de recrutement.  On le constate à chaque fois.

 

Et pour le bénévole, ça met vraiment en empathie forte vis-à-vis des autres en manière générale. On rentre dans l'intime des gens, car c'est souvent un espace d'expression dépasse largement le cadre professionnel. On a des expériences extrêmement touchantes, donc ça bouscule, ça fait mûrir. Côtoyer la vulnérabilité de l'autre nous fait aussi côtoyer notre propre vulnérabilité. En termes de développement personnel, de lien, d'empathie, c'est extrêmement important.

 

Rejoindre l’une des 150 antennes de Solidarités Nouvelles face au Chômage en relevant le défi sur Diffuz.

Écouter la nouvelle série de podcasts « Espèce de chômeur » réalisés pour les 40 ans de l'association.

3. Les appels du mois

Top chefs. Et s’il suffisait de partager un bon plat pour aller mieux ? C’est ce que préconise l’association rennaise La Mili-Tambouille : celle-ci invite chacun·e à préparer – et déguster – les repas de sa cantine participative du quartier de Maurepas. Mieux, il est possible de participer à la plantation et à la récolte des légumes qui en composeront les ingrédients. Lien social, alimentation saine, activité physique et créativité… En voilà une bonne recette.

 

Bon sang. Un accouchement, un accident, une hospitalisation longue… Le don de sang change la vie d'un million de personnes chaque année en France. Cela, en rejoignant pour seulement une heure – et juste 10 minutes pour le don – un centre de dons ou une collecte mobile. Alors, puisqu’un donneur averti en vaut deux, on commence par relever le défi lancé sur Diffuz en répondant à ce rapide quiz pour confirmer votre éligibilité, avant de prendre rendez-vous. 

 

Échappée belle. L’asso CycloCube cherche ses coachs « réparation de vélos » à Paris. Experts du vélo ou débutants prêts à être formés, les amoureux de la petite reine sont les bienvenus tous les vendredis à 18h dans le hall du tiers-lieu engagé Césure (Paris 5e) pour trois heures d’atelier où chacun trouve sa place : accueil du public, apprentissage des techniques, transmission et, bien sûr, réparation. 


Et aussi, pour celles et ceux que le printemps titille et qui souhaitent rejoindre la communauté des protecteurs de l’environnement, il existe sur Diffuz une page spéciale faite pour vous : défis du moment, informations, membres actifs… Prendre soin de la Terre, c’est toujours mieux à plusieurs, non ?

4. Grâce à vous

Asso ou bénévole, partagez-nous vos histoires solidaires sur contact@diffuz.com

 

Les salarié·es et délégué·es de la Macif se sont à nouveau mobilisé·es lors du Sidaction, le 22 mars dernier. Un centre d’appels éphémère a été ouvert de 17h à minuit dans un des sites du siège, à Niort, afin de recevoir les promesses de dons venues de toute la France. Assistante métier à la Direction de l’Engagement de la Macif, Aurélie nous raconte de l’intérieur cette soirée d’action.

« Tous les salariés bénévoles qui ont participé à la soirée Sidaction, novices comme habitués à la prise d’appels, ont été ravis d’être venus. Sur place, comme le téléphone ne sonne pas tout le temps, c’est aussi un moment convivial, avec cette année un atelier de confection de rubans du Sidaction, et ont aussi la possibilité de pédaler pour la bonne cause : les kilomètres parcourus se sont transformés en don à l'attention du Sidaction. Et puis lors des appels, il y a la promesse de don, mais aussi un aspect humain avec la personne en face, avec parfois de vraies petites conversations. 

C’était aussi l’occasion pour certains de passer certains freins au bénévolat ou à la prévention. Avec une centaine de personnes mobilisées cette année, c’est à nouveau une très forte mobilisation. Et beaucoup nous ont dit : « si vous le refaites l'année prochaine, on se réinscrit direct ». Parce qu'il y a une très bonne ambiance, qu’on participe à une cause qui nous tient à cœur, entre collègues des différentes entités du groupe Macif – de tout niveau hiérarchique, jusqu’au DG ! »

 

Rejoins-nous

 

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Crédits photos : Photo 1 : Alessandro Biascioli / Anode ; Photo 2 : Diffuz Asso Story ; Photo 3 : Delphine Blast ; Photo 4 : Solidarité Nouvelle face au Chômage (SNC) ; Photo 5 : P5/Photononstop ; Photo 6 : Léa Maitre, Macif