Quoi de neuf Diffuz ? | Mai 2025 |

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Bonjour à toutes et tous,

 

Bienvenue chez Diffuz, la communauté de l'engagement bénévole de la Macif !

Je suis Léane, et avec toute l’équipe, je suis ravie de te retrouver pour cette nouvelle édition de « Quoi de neuf Diffuz ? », la lettre d’info qui rassemble tout ce qu’il faut pour s’engager près de chez soi.

Et chez Diffuz, on entre dans un moment tout particulier de l’année qui sera consacré aux enjeux climatiques et aux mobilisations pour notre environnement. Au programme, tout un cycle de rencontres, webinaires, prises de parole, et bien sûr de défis pour rejoindre le mouvement pour la planète.

Et si l’on se prépare doucement (mais sûrement) à un mois de juin consacré à la mer, en écho à la Conférence des Nations unies sur les océans, à Nice du 9 au 13 juin, ce premier temps de mai est tourné vers l’alimentation. Car si manger nous réunit toutes et tous, notre assiette est aussi déjà un levier d’impacts importants, pour notre santé comme celle du monde.

Rendez-vous plus bas pour savoir où et comment s’impliquer avec nos fourchettes sur Diffuz, pour un impact Macif.

 

Léane, avec Vanessa, Jean-Michel, Olivier et Anaïs.

1. LE PRINTEMPS DE L’ENGAGEMENT

Validé. Selon le Mouvement sur la santé financière des associations, alors que la moitié des subventions déjà attribuées pour 2025 sont en baisse, 54% des assos employeuses – et 37% non-employeuses – ont des problèmes de trésorerie. L’une des solutions serait-elle dans la « philanthropie de la confiance », une doctrine venue des États-Unis, qui rééquilibre la relations entre fondations et assos, en réduisant les contraintes (appels à projets, rapports, etc.) pour ces dernières ?

 

Pas clope. C’est en mai, et ça nous plaît : le retour du Mégothon, le rendez-vous annuel pour chasser ces bouts de cigarettes (et leurs 2500 substances toxiques) qui polluent tant nos sols, l’eau et sont ingérées par les animaux marins – dont 70% des oiseaux de mer. Du 21 au 27 mai, rendez-vous est donné partout en France (la carte des actions ici) pour lutter contre ce petit grand fléau. Alors rejoignez les défis Diffuz, que vous soyez organisateurs, ou participants.

 

Birdie quizz. Du côté de Diffuz, ça bouge aussi avec le retour des webinaires de l’engagement. Rendez-vous sur les réseaux de Diffuz le 22 mai, à l'heure du déjeuner – de 13h à 14h – pour discuter avec la LPO des moyens à notre portée pour enrayer la chute (dramatique) de la biodiversité. Au menu, discussion avec le média Pioche!, quizz et questions-réponses libres pour repartir motivé - et outillé.


Diffuz en tournée (suite). Avouons-le tout net, un défi sur une plage de sable fin, on n’a pas su résister. C'est ainsi que l’on s’est retrouvé le 26 avril dernier sur la plage des Sables Blancs de Concarneau pour effectuer un suivi participatif du trait de côte, avant de participer à Objectif Plancton, une mission en mer qui réunit chercheurs, citoyens, et usagers de la mer autour de l’étude du plancton et des impacts des activités humaines. C’est à bâbord…

2. « Notre enjeu : éduquer les enfants au goût et à l'alimentation durable, en prenant en considération les enjeux de la planète » – Myriam Scemama (L’École Comestible)

Ce triste constat est son point de départ : les enfants mangent toujours plus mal, et sont toujours plus déconnectés de la biodiversité. Alors en 2019, Camille Labro passe le pas pour fonder L’École Comestible. Celle qui est alors une journaliste réputée dans le monde culinaire – et au-delà – depuis près de 20 ans sollicite son (grand) réseau de chefs, de maraîchers, et de personnalités engagées dans l'alimentation, pour mieux attaquer le sujet de front.

 

Son idée, essaimer ici ce qui a fait ses preuves ailleurs sous le nom d’Edible Schoolyard, contribuer à éduquer à l'alimentation et au goût dans les écoles, et donc dans la vie des enfants et de leur famille. Et cela, un peu partout en France, et toujours gratuitement pour les écoles et les participants afin de former des éco-citoyens conscients et en capacité d'agir demain. On en parle avec Myriam, responsable des partenariats et du mécénat.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre l’association L’École Comestible ?

 

J'ai découvert l'association en tant que bénévole, d’abord parce que je trouvais incroyable que nos enfants soient si déconnectés des produits bruts, des goûts. J’ai voulu m'impliquer pour qu’ils prennent davantage conscience de ce qu'ils mangent. Et sur place, j'ai été hyper emballée, parce que l'idée, c'est vraiment de mettre les mains à la pâte : les enfants cuisinent, utilisent des couteaux, des râpes, et découvrent des légumes qu'ils n'ont jamais vu de leur vie,  ou pas encore goûtés.  Et là soudain dans la classe, il y a une vraie émulation. « Je ne connais pas », « moi, si », « j’adore, c'est trop bon », etc.  

 

L'enjeu de l’École comestible, c’est ça : éduquer les enfants au goût et à l'alimentation durable, en prenant en considération les enjeux de la planète. Donc, de manger des produits de saison, des produits bruts, de donner envie de cuisiner pour se réapproprier aussi le fait de manger. C’est aussi répondre à un enjeu de santé publique alors que les situations d’obésité augmentent, en éduquant sur la provenance, la saisonnalité, le bio, et pourquoi payer parfois plus cher pour éviter certains coûts sur la santé et la planète.

 

À quoi ressemble une journée-type à L'École Comestible ?

 

À plein de choses différentes ! Déjà, nous intervenons dans les écoles primaires publiques sur le temps scolaire, plutôt dans les quartiers prioritaires de la ville. L'idée, c'est d'être en co-construction avec les enseignants, parce que l'alimentation peut être abordée par la lecture, les maths, les sciences ou l'histoire-géo. Chacune des quatre à six classes de l’école participe à environ cinq ateliers avec un socle commun et une déclinaison en fonction de l’enseignant : antigaspi, junk food, épices, le pain, recettes d’ailleurs, fermentation… 

 

L'idée, c'est que ce soit vraiment en lien avec le programme pour travailler des savoirs fondamentaux autrement. Et on se rend compte que ça fait du bien, parce que ça développe des compétences psychosociales et cela permet de valoriser par la cuisine des enfants qui seraient par exemple moins bons en français. Enfin, tout le monde mange, et ce lien puissant nous amène à organiser des rencontres avec des paysans, des maraîchers, qui partagent aussi leur passion pour la terre. On termine souvent l’année par une sortie comestible avec les enfants dans une ferme, un restaurant ou chez un fromager.

 

Quel est le rôle du bénévole sur place ?

 

Nous avons un animateur référent par école, qui fait le lien avec les enseignants et les élèves. Il anime l'atelier et est accompagné de quatre bénévoles, pour que l’on soit le plus possible dans le «faire », comme à la maison. Puisque ce sont de vrais couteaux, et de vrais mortiers, il y a ce besoin d'encadrement pour créer des petits groupes. Comme s'il y avait des petites brigades, où l’un va faire son pesto, l'autre ses petits légumes de saison et l'autre une pizza du climat de saison. L’idée est que ça soit ludique, joyeux et savoureux.

 

Et les bénévoles adorent. D’abord parce que c'est toujours agréable de voir les yeux des enfants pétiller. Et aussi parce qu’ils apprennent énormément eux-mêmes. Moi, je ne connaissais pas l'umami, le cinquième goût primaire. J'ai découvert plein de recettes, des légumes. Enfin, on développe des parcours de bénévolat qui les font bénéficier de masterclass avec des personnalités de la gastronomie, et les immanquables pots bénévoles pour créer du réseau et du lien.


Relever les défis de L'école comestible sur Diffuz.
Participer à un atelier culinaire à Paris avec les enfants en relevant le défi sur Diffuz (jusqu’au 4 juillet 2025).

3. Les appels du mois

Mains d’argent. Toujours en forme après le Mégothon (lire plus haut) ? Gardez vos gants et sacs poubelle pour participer, du 26 mai au 15 juin, au défi national #NoPlasticChallenge, 8e édition. Chez soi, au travail ou chez ses commerçants, il est possible de s’engager pour animer un défi, le tout accompagné par l’association No Plastic In My Sea. 2025, année de la négociation du traité international contre la pollution plastique = année sans plastique ?

 

Et colégram. Disons-le tout net : on adore PikPik Environnement. Et pas seulement parce que cette asso dédiée depuis 16 à la transition écologique solidaire lance des défis intitulés, par exemple, « J'aide à l'organisation du braquage de la fête des mères », ou qu’elle participe elle aussi au Mégothon – le 24 mai à Châtelet, Paris. Son engagement vise toujours des causes fortes, au bon moment. Comme cet appel à animer un lieu d’accueil pour jeunes migrants, auquel on répond sans tarder.


La source. Au Filon, dans le 17e parisien, les espaces comme les activités sont imaginés par et pour ses bénéficiaires, soit les femmes en grande précarité et victimes de violences. Pour aider, il suffit alors de venir avec ses talents ou son intérêt pour la couture, le bien-être, la danse ou le chant, et aider à co-construire ces projets ou ateliers avec elles. On contribue ainsi à valoriser les compétences de ces femmes, et donc leur confiance en elles. Le tout par la créativité et le partage.

4. Grâce à vous

Asso ou bénévole, partagez-nous vos histoires solidaires sur contact@diffuz.com

 
C’est depuis Tours, où elle officie à la direction de l’engagement de la Macif, que Julie a pris part au Digital Cleanup Day, le grand défi mondial pour nettoyer nos déchets numériques qui s’entassent dans des serveurs à l’autre bout du monde, et réutiliser ou recycler nos appareils informatiques. 
Un effort louable – et « hyper simple » – alors que 3,2% des émissions de gaz à effet de serre mondiales sont liées aux Technologies de l’information et de la communication. Julie nous raconte.

« J’ai découvert ce défi lancé par l'équipe Diffuz par un post publié au sein de la communauté Diffuz. Je me suis dit : ça prend quelques minutes et ça peut avoir un impact sur l'écologie avec juste quelques clics. Alors je me suis engagée, parce qu’on ne prend jamais vraiment le temps de le faire sinon. Et c'est tout simplement un ménage de printemps : j’ai supprimé tous ces mails que je gardais pour rien, ceux avec d’imposantes pièces-jointes, mes gros fichiers en ligne, je me suis aussi désabonnée de pas mal de newsletters commerciales… Tout ce qui est stocké inutilement et fait tourner des data centers pour rien. 

Au total, ça m’a pris peut-être deux ou trois heures devant une série le soir. C'est hyper simple. Et en relevant le défi sur Diffuz, on voit les petites bouilles des autres personnes qui relèvent aussi le défi, on se sent engagé dans un groupe, c'est chouette. Ce serait génial que ces outils d'engagement soient davantage visibles et appropriés en interne. »


Pour continuer à s'informer sur la pollution numérique et comment la réduire, rendez-vous sur le site du Digital Cleanup Day, juste ici.

 

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Crédits photos : Photo 1 : Alessandro Biascioli / Anode ; Photo 2 : Remi Walle / Unsplash ; Photo 3 : L'école comestible ; Photo 4 : Thomas Tolstrup / Cultura / GraphicObsession ; Photo 5 : Julie Veauvy