Quoi de neuf Diffuz ? | Juillet 2025 |

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Bonjour à toutes et tous,

Bienvenue chez Diffuz, la communauté de l'engagement bénévole de la Macif !

Je suis Léane, et avec toute l’équipe, je suis ravie de te retrouver pour cette nouvelle édition de « Quoi de neuf Diffuz ? », la lettre d’info qui rassemble tout ce qu’il faut pour s’engager près de chez soi.

Et l’actualité de l’engagement ne désemplit pas. Après la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC), début juin à Nice, qui a malgré tout permis quelques avancées – lire notre interview avec No Plastic In My Sea – suivie d’une belle vague de chaleur, les sujets ne manquent pas.
Les défis Diffuz pour y apporter une réponse à son niveau non plus. Qu’il s’agisse d’agir pour la jeunesse, la protection de l’environnement, l’égalité, la santé, la pauvreté ou l’isolement, il y a forcément un challenge qui te ressemble et qui attend un coup de pouce.

Et comme on l’indique plus bas, on peut s'impliquer jusque sur la route des festivals ! Alors, on se voit cet été sur le terrain ? 

Bonnes vacances avec Diffuz !

 

Léane, avec Vanessa, Jean-Michel, Olivier et Anaïs.

1. L’ÉTÉ PARFAIT

Image 2 Shutterstock

Watermap.fr pour s’hydrater sans plastique

Cette carte recense 24 000 points d’eau pour remplir sa gourde facilement et éviter les bouteilles en plastique qui alimentent la pollution plastique et microplastique. A vos gourdes !

RSVP. Le World CleanUp Day, c’est LE rendez-vous citoyen de la rentrée – cette année du 17 au 21 septembre. Et pour qu’il soit réussi, rien de mieux que d’anticiper avant les vacances pour lancer et organiser au mieux son ramassage de déchets. Bonne nouvelle, ce défi Diffuz propose tout le nécessaire : outils, guides et webinaires, et de quoi ajouter officiellement son « clean up » et rejoindre les 23 millions de participant·es – tout de même – dans 191 pays (chiffres 2024).

Fêtes à vous. Ensuite, on se détend ! Et si tu prends la route des festivals, il est possible d’avoir sa place gratuite et/ou de s’engager en faisant la fête : plusieurs festivals ont lancé sur Diffuz des appels à rejoindre leurs actions ou leurs équipes de bénévoles. C’est le cas de Garorock – 3-7/07 à Marmande (47) – où la LPO et Diffuz invitent à pédaler pour la bonne cause. Ou pour de multiples missions pendant le Festival Musilac, du 9 au 12/07 à Aix-les-Bains (73), le festival Moamo, du 11 au 13/07 à Laruscade (33), ou encore Bioviv’Art, du 24 au 28/07 à Alénya (66). Let’s go.

 

Vidéo club. Tiens, puisque vous êtes au camping (ou de retour de la plage), on a quelques petites vidéos pour passer un bon moment tout en renforçant son engagement. La première, c’est le webinaire « Comment agir pour la biodiversité face au changement climatique ? » où la LPO présent les enjeux mais aussi les gestes simples à réaliser au quotidien par des réflexes simples ou ses achats...

Vidéo club 2. Et le second webinaire à (re)voir explique comment « Agir pour préserver les océans et notre santé », bien sûr en lien avec la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC). Organisé par la Macif et animé par Wenow, on y apprend 1/ pourquoi les océans sont des piliers de l'équilibre planétaire, 2) à évaluer l'impact de notre consommation, et 3/ des projets à impact et des conseils pratiques. Bon film.

2. « Notre principal combat contre la pollution plastique, c'est d'agir à la source » – Muriel Papin (No Plastic In My Sea)

 

Ils sont partout, dans tous les écosystèmes et jusque dans nos corps. Ces dérivés du pétrole que l’on appelle plastiques sont devenus un enjeu écologique et sanitaire global. Pas étonnant que le sujet ait figuré au menu des négociations de la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC) qui a eu lieu à Nice le mois dernier.

Pourtant, malgré son ampleur, la lutte contre ce fléau prend aussi place au quotidien, près de chez soi et/ou en prêtant main forte aux associations. On en discute avec Muriel Papin, déléguée générale de l'association de lutte contre la pollution plastique No Plastic In My Sea, engagée sur la question depuis 2018 et qui mobilise aujourd’hui une centaine de bénévoles dans toute la France.

 

Que sait-on des enjeux derrière la lutte contre la pollution plastique ?

Muriel Papin : C’est important de réaliser qu’il s’agit d’une pollution qui est systémique, qui pollue tous les écosystèmes. Elle a une forme visible, ce sont les déchets que l'on voit, mais aussi invisible avec les microplastiques. Ces derniers circulent facilement via l'air, l'eau et la chaîne alimentaire. Et engendrent des incidences sur la santé. On est donc sur une problématique très globale. 

Nous, notre principal combat et positionnement, c'est d'agir à la source. C'est-à-dire que les entreprises et consommateurs réduisent leur usage de plastique. Pour cela, on a trois types de leviers. Un levier d'alerte et de plaidoyer pour que la loi conduise à une réduction du plastique, notamment les plastiques à usage unique. Ensuite la mobilisation et sensibilisation, où l’on va partager la connaissance scientifique et accompagner le changement de comportement. Et enfin le recensement de solutions pour éviter l’usage de plastique.

Bien sûr, on travaille de manière rapprochée avec d’autres associations engagées sur le sujet. Avec Zero Waste France et Surfrider, avec qui on a unplaidoyer commun en Europe et à l’international. Mais aussi avec Tara, France Nature Environnement, Wings of the Ocean, Bye Bye Plastic,…

Quel bilan tirez-vous de l’UNOC sur ces sujets du plastique ?

Il y a des négociations pour un traité international contre la pollution plastique depuis deux ans et celles-ci arrivent en fin de discussion. On est à un moment très stratégique, avec des pays ambitieux, d'autres beaucoup moins, notamment les pays pétroliers, car réduire le plastique touche à leurs intérêts économiques. 

Avant le dernier round de négociations, qui sera à Genève au mois d'août, c’était l'occasion de remobiliser les pays ambitieux, et on a coché ces cases. Sur d’autres sujets, les associations sont très déçues, notamment sur les aires marines protégées. Mais sur le sujet de la pollution pollution plastique, il y a eu le “Nice wake up call for an ambitious plastics treaty”, avec 96 pays signataires, qui introduit ce qui pourrait être signé à Genève.

Comment peut-on venir vous aider bénévolement ?

D’abord en permettant le contrôle de la loi : des bénévoles nous aident par exemple à vérifier que des points d’eau sont bien installés dans des bâtiments qui accueillent du public. Ensuite, notre temps fort, c’est l’opération No Plastic Challenge, qui repose sur environ 400 participant·es ambassadeur·ices bénévoles formés par l’association pour diffuser l’information autour d’elles·eux.

Il y a toujours plein d’actions : ramassage de déchets, présentation dans une école, mobiliser son entreprise, son club de sport, son groupe d'amis ou sa famille, porter cette parole là sur les réseaux sociaux… Notre boîte à outils gratuite, qui comprend beaucoup d'informations, de visuels et des outils pour toucher tous les types de structures, et toutes les classes d'âge, aide à s’engager à distance et en autonomie. Notez bien le prochain No Plastic Challenge, qui aura lieu en septembre. 

C’est un appel à la communauté des Diffuzeur·ses ?

Oui, et cela fait des années qu'on le fait. Diffuz permet de toucher des publics qui ont envie de s'engager et qui peuvent le faire de manière ponctuelle, pour peut-être ensuite avoir envie de s'engager plus globalement dans l'association. Les bénévoles qui viennent vers nous ont une petite sensibilité par rapport au sujet, et l’on peut ensuite former des personnes qui vont elles-mêmes en former d'autres. 

Le No Plastic Challenge repose beaucoup sur des ambassadeurs. Alors, même s’il s’agit d’un engagement ponctuel et que parfois cela s'arrête ensuite, ce bénévolat démultiplie notre impact. 

Rejoindre le groupe d’action No Plastic In My Sea sur Diffuz pour être averti des prochains défis.

 

3. LES APPELS DU MOIS 

 

Mon voisin, ce héros. Pas besoin d’être une super asso pour s’engager. C’est ce que prouve Gilles, qui s’appuie sur deux assos déjà existantes pour relier défense de la planète et protection animale. Étape 1, Gilles collecte les déchets – brosses à dents, dosettes, etc. – qu’il reçoit chez lui à Plescop (56), puis les envoie pour recyclage à l’asso Terracycle. Étape 2, l’argent collecté est reversé à Bêtes de Scènes, qui accueille et fait adopter nos amis à quatre pattes. Trop fort.

 

Graines de folie. Parce que l’autonomie alimentaire commence par une agriculture plus locale, l’asso Graines de troc propose depuis 2012 d’échanger ses graines contre celles des 10000 variétés recensés chez les 30000 « troqueurs » ! Alors, pour que le tout fonctionne, des petites mains sont les bienvenues, 3 heures les mercredis à Périgny (17), pour extraire et ensacher les graines de légumes et fleurs anciens ou locaux.

 

Diplo docu. Allier l’utile et l’agréable, on aime. Comme en organisant une soirée docu près de chez soi – ou dans un festival, contre quelques places gratuites – accompagné·e par l’asso Printemps écologique. Le film en question ? Le Nid et l’Oiseau : l'histoire vraie d'une fausse décarbonation, qui retrace la victoire des salarié·es d’une usine près de Lyon pour préserver la forêt locale en proposant une alternative écologique à un projet polluant. Et voilà.

 

4. GRÂCE À VOUS

Asso ou bénévole, partagez-nous vos histoires solidaires sur contact@diffuz.com

 Image 5 Wavebreak Media Photononstop

 

Fin mai dans toute la France avait lieu le “Mégothon”, de multiples événements et rendez-vous pour aller dénicher ces vilains mégots partout où ils sont – et polluent, chacun, jusqu’à 500 litres d’eau ! 

Le 24 mai, l’association PikPik Environnement, et ses 16 ans d’écologie populaire, pour une société plus juste et plus durable, était sur le terrain. À Châtelet (Paris), pour être précis, avec 70 bénévoles motivé·es. La directrice et fondatrice de PikPik Kamera Vesic revient sur cette journée d’action, qui n’a laissé personne indifférent.

« Le Mégothon, c’est l’occasion pour nous d’être en lien avec un nouveau public, qui ne serait pas forcément venu à un rendez-vous écolo. Avec nos gilets roses PikPik, ça renforce notre approche professionnelle, encadrée, c’est rassurant. Le côté challenge a aussi beaucoup plu. Nous avions une équipe à Paris-Châtelet, une autre à Bastille et dans d'autres villes de France. Toute la journée, il y avait des vidéos, des lives Twitch, où les gens disaient : « on en est à 50 kilos », « on en est à 100 kilos ». Et d’essayer d’être plus forts ici qu’à Toulouse ou Marseille ! C'était chouette. 

Ramasser les mégots met la lumière sur ce geste que les fumeurs ne remarquent même plus : jeter son mégot. Et même si on le récupère plus tard, il a déjà fait son travail de pollution de l'eau. Deuxième effet : de nombreux badauds et commerçants de Châtelet ont posé des questions et ont salué l’action : « C'est bien ce que vous faites, bravo ». Ils viendront peut-être l'année prochaine.

C’est enfin l’occasion de former les bénévoles au savoir-être d'animation, non-moralisateur, pour ne pas agresser les personnes qui jettent leur mégot devant eux. On fait un speech au début pour dire que c'est une action d'éducation, qu'on n'est pas là pour embêter les gens. C'est vraiment un défi éducatif et pédagogique, en particulier pour les fumeurs. »

Pour retrouver les prochains défis PikPik Environnement, c’est juste ici.

 

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Crédits photos : Photo 1 : Alessandro Biascioli / Anode ; Photo 2 : Shutterstock ; Photo 3 : Wavebreak media Photononstop.